A l'Ombre du Baobab

Après un voyage de famille en Angola, Mad Di Falco se trouve confrontée aux fantômes d'un passé lointain... 

 

A ma grand-mère Ana, ma Maria à moi.

Mad Di Falco était heureuse. Une famille unie, un mari charmant, un travail qui lui plaisait, une vie sociale épanouie. Il y avait juste un détail qui clochait : elle était médium, capable de voir les vies passées, le présent et le futur de ceux qui rentraient en contact avec elle. Pourtant, elle avait l'interdiction de marchander son don et de dire aux autres ce qu'elle savait.
Pendant des vacances familiales en Angola, pays des lointaines origines de sa mère Hélène, elle découvre pourquoi elle a ce don et quelle est sa mission. En la refusant, elle perd tout et devient agoraphobe, incapable de quitter son étage.
Sans sa famille et son voisin Casanova, elle serait morte...

« Son regard blanc se posa sur moi avec cette moue ironique que je connaissais déjà, et qui me faisait peur à présent. Je blêmis à cette fixation… J’avais beau être encore débutante en italien… mais je savais que mon nom de famille était spécial et j’avais toujours aimé sa sonorité… mais « Falco » était la forme latine de « faucon » : Ginga n’avait rien laissé au hasard.

C’était prévu… prédestiné… prémédité… Peu importe. J’avais été programmée pour être le relais de mon aïeule… Avec le nom de la mère de José Alexandre, avec un nom propice voué à la souffrance, avec le poids de la torture psychologique, avec le don de mon aïeule, avec l’œil de son amant et l’œil de sa fille perdue, avec le patronyme de mon père… J’avais eu cette atroce sensation que je n’avais pas été là par hasard, et que ça n’avait rien eu à voir avec la destinée de ma mère. J’avais été tout simplement programmée comme un logiciel informatique, et j’étais en ce moment précis en train de bugger suite à une panne de circuit entre deux de mes neurones.

Je trouvais tout ça incroyablement injuste et je n’avais pas de mots pour exprimer le fond de ma pensée. J’étais choquée, blessée de n’être que le pion d’une presque aussi folle que moi, qui avait lancé la terreur parmi ses descendantes. »

 

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 © Jo Ann von Haff 2006-2008

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[Mise à jour à Montpellier, France - le 26 juillet 2008]

 
 

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